ZAC multi-sites : et si on arrêtait de bétonner des terres agricoles ?

Pour rappel, la ZAC Multi-sites vise à construire des logements à la fois en extension urbaine sur les terres agricoles de la Moinerie et en centre ville sur le quartier derrière l’ancienne supérette.

Projet 2021 du quartier de la Moinerie en extension urbaine sur les terres agricoles BIO au Nord de la commune et à l’Est de la route de Liffré (environ 500 logements).
Projet 2021 de renouvellement urbain en centre ville (environ 350 logements)

Démarré en 2019, ce projet a donné lieu à 4 ateliers participatifs où des habitants ont pu échanger sur comment le réaliser en conformité avec les impératifs du développement durable. Après le début de la consultation publique fin 2020, deux enquêtes publiques ont été réalisées, une pour le dossier de création en mars 2021 et une autre pour le dossier de déclaration d’utilité publique en 2022. Aujourd’hui, le travail de plusieurs cabinets se poursuit pour finaliser le dossier de réalisation de la ZAC. Ce dernier sera, lui aussi, soumis à une enquête publique dans un futur proche.

Le projet de la Moinerie prévoit de faire disparaitre 18 hectares de terres agricoles : environ 15 hectares seront urbanisés et le reste, en partie constitué de zones humides, sera consacré à la création de parcs et espaces verts.

Nous nous sommes toujours opposés au projet de la Moinerie et l’évolution actuelle des constructions de logements nous conforte dans notre position. En effet, contrairement à ce que prévoyait le PLU 2018, beaucoup de logements ont déjà été créés en centre ville et cette dynamique de renouvellement urbain va se poursuivre avec :

  • la création de logements collectifs sur les sites de l’ancienne Poste, de l’ancienne usine de Tannerie près de la gare, près du rond point du stade (environ 100 logements pour l’ensemble de ces projets);
  • le projet de renouvellement urbain du centre ville qui fait partie de la ZAC multi-sites (environ 350 logements);
  • le projet Legendre/2MB et l’espace Nominoë (5,7 hectares) avec un potentiel de création de logements plus important que celui prévu pour la ZAC de la Moinerie (environ 500 logements).

La création de logements en renouvellement urbain (env. 950 logements) dépasse très largement l’objectif du PLU de 2018 (env. 700 logements) et nous n’avons clairement pas besoin de consommer les 18 hectares de la Moinerie. Alors, pourquoi continuer de vouloir artificialiser des terres agricoles sur un territoire bio engagé ?

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